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        <title>Annabel's notebook - various</title>
        <description>Mon carnet de lecture, cinéma et séries</description>
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                <title>Marie-Antoinette, la véritable histoire</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Annabel)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 07 Aug 2007 22:50:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://youpiercemysoul.hautetfort.com/media/00/01/af472b22420540d8bfe9bcdeeafdef59.jpg&quot; id=&quot;media-495734&quot; alt=&quot;af472b22420540d8bfe9bcdeeafdef59.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-495734&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Il y a un an, la France était touchée par une drôle d'épidémie, la &quot;Toinettomania&quot;. Le visage de Marie-Antoinette apparaissait&amp;nbsp; sur les couvertures de magazine, la Reine de France était présente à l'affiche du film de Sofia Coppola présentée en grandes pompes au Festival de Cannes. Sauf que. Victime d'une &quot;mode&quot;, admirée, réhabilitée aussi parfois, Marie-Antoinette devient objet de fantasmes, d'une sorte de culte. Aimer Marie-Antoinette devient &quot;&lt;i&gt;in&lt;/i&gt;&quot;. On se pâme devant son sens de la mode, sa féminité. Les très nombreux écrits qui fleurissent sur les tables des libraires n'ont bien souvent aucune crédibilité historique, développant sans sources ni travail de recherche des thèses parfois très contestées par les historiens et révélant une méconnaissance parfois sidérale de la période révolutionnaire.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ce soir, France 2 se proposait donc de nous conter, par le biais d'un &quot;docu-fiction&quot;, la &quot;véritable histoire&quot; de la Reine. Pari ambitieux pour lequel la chaîne a demandé les conseils d'une historienne spécialiste de Marie-Antoinette, Chantal Thomas.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Alors, France 2 a-t-il réussi son pari ? Oui et non à mon sens. Le gros défaut de cette émission est sans conteste sa longueur, ou plutôt sa très courte durée. Traiter de la vie très riche de Marie-Antoinette (et de Louis XVI) entre 1770 et 1793 en moins d'1h30 tenait d'une gageure et entraîne d'inévitables raccourcis. Malheureusement, c'est la période de la Révolution qui en fait les frais. Peut-être par manque de moyens, tout ce que l'on verra de la Révolution, c'est un peuple hurlant,&amp;nbsp; souvent perçu comme ivre, haineux, une prison, un tribunal et, bien sûr, la guillotine. Certes, le commentaire nous explique, tout au long du déroulement de l'histoire, la misère dans laquelle vivaient les Français, les difficultés du pays. Mais, j'aurais largement préféré, quitte à allonger la durée à 2h, que l'on s'attarde davantage sur les événements et les circonstances qui ont entraîné à la mort des époux royaux. Peut-être ce sacrifice a-t-il été fait au profit de considérations matérielles (moyens financiers, audience...), on ne peut que le regretter à mon sens.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Quant à l'image de Marie-Antoinette, elle rétablit quelques vérités mises à mal par la rumeur et fausses idées encore répandues : son amour pour ses enfants, sa douceur, cette fameuse phrase de la brioche qu'elle n'a jamais prononcé. Néanmoins, l'ensemble me paraît trop consensuel à l'égard d'une Reine que, je l'admets, j'ai toujours un peu de mal à plaindre. Ses relations avec Louis XVI sont plutôt bien traitées. De même, j'ai particulièrement apprécié la retenue et la prudence des auteurs sur les relations amoureuses de la Reine. Ainsi, le document ne nous dit pas si Fersen et Marie-Antoinette ont entretenu ou non une liaison, pour la simple et bonne raison qu'on ne le sait pas !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Globalement, France 2 a le mérite de proposer un document historique de bonne qualité à une heure de grande écoute. Il aurait fallu que la période révolutionnaire soit mieux traité pour que je sois complétement convaincue par cette Marie-Antoinette. L'essai était louable, et je le salue bien volontiers.&lt;/p&gt; &lt;/div&gt;
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                <title>Robin Hood - BBC 2006</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Annabel)</author>
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                                                <pubDate>Fri, 20 Jul 2007 19:00:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot;&gt;Série en 13 épisodes - BBC - 2006 - avec Jonas Armstrong, Richard Armitage, Lucy Griffiths, Keith Allen, Sam Troughton...&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://youpiercemysoul.hautetfort.com/media/02/02/1f516b0af74ea9923c7a7cfe9a92b154.jpg&quot; id=&quot;media-495710&quot; alt=&quot;1f516b0af74ea9923c7a7cfe9a92b154.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-495710&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;1198. Robin of Locksley revient des Croisades, accompagné de Much, son fidèle valet. Les deux hommes sont fatigués, éprouvés aussi bien physiquement que moralement par l'épreuve de la guerre. Robin n'aspire qu'à retrouver ses terres et sa place de noble local. Seulement, trois ans après son départ, les choses ont bien changé à Locksley. Le domaine de Robin est géré par le très énigmatique Guy of Gisborne (interprété par le charismatique, magnétique et très séduisant Richard Armitage), bras-droit du nouveau shériff, le très cruel et vénal Nottingham. Robin, pensant retrouver la paix et la tranquillité dans son domaine, doit en fait faire face à la cruauté du sherrif. Celui-ci n'hésite en effet pas à taxer durement les paysans et mène une répression féroce, prenant comme justification la guerre menée en Orient par le roi Richard. Ainsi, Robin, lors du premier épisode, doit faire un choix. Va t-il tolérer l'exécution de quatre de ses paysans, par ailleurs amis ? La réponse est évidente quand on connaît le mythe de &lt;i&gt;Robin Hood&lt;/i&gt;. Robin sauve les hommes de la pendaison, entrant par là-même dans la clandestinité.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mini-série en 13 épisodes de la BBC, Robin Hood nous propose une version enlevée et dynamique et quelque peu dépoussièrée du &quot;mythe&quot; de Robin des Bois. En général bâtis sur le même schéma, les épisodes nous proposent en effet à chaque rendez-vous une nouvelle confrontation entre Robin et Nottingham et son bras-droit &lt;i&gt;Gisborne&lt;/i&gt;. Prenant d'emblée le parti-pris de la modernité (notamment dans les costumes - ceux de Marian, de Guy (la fameuse combinaison de cuir noir) et même parfois de Robin), la série se révèle très divertissante et emplie d'humour. Bien sûr, les ficelles utilisées sont parfois grossières, notamment dans les prouesses de Robin à l'arc ou dans l'exécution des plans des &lt;i&gt;outlaws&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://youpiercemysoul.hautetfort.com/media/01/02/929e57e751b2893b3a8f4c34da5e9432.jpg&quot; id=&quot;media-495711&quot; alt=&quot;929e57e751b2893b3a8f4c34da5e9432.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-495711&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Néanmoins, certains épisodes se démarquent quelque peu de l'aspect purement divertissant, et la série gagne alors en complexité et en profondeur. Citons par exemple le 1x07 où le dénouement et la construction de l'intrigue se révèlent particulièrement intéressants. De même, l'épisode se révèle majeur dans la construction du triangle amoureux Robin / Marian / Guy. De fait, la série, au fur et à mesure de son déroulement, se noircit et les personnages tous comme les intrigues y gagnent en profondeur et en complexité.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Il en va de même pour les personnages. Ainsi, Robin (Jonas Armstrong) nous est représenté en héros faillible, avec ses défauts et une certaine forme d'orgueil. Il aime aider les autres en partie parce qu'il aime être aimé. Profondément marqué par l'expérience de la guerre, il se révèle aussi incapable de tuer et de faire preuve de violence gratuite. Ces failles se révèlent tout particulièrement dans le 1x08 où son sens de la justice et de la dévotion envers le roi Richard l'amènent tout près à tuer Guy. Séducteur, Robin se rend également compte que les trois années passées loin de Locksley l'ont éloigné de son amour de jeunesse, Marian.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Marian justement. Au début, j'ai eu du mal à m'attacher à son personnage qui me semblait quelque peu accessoire et secondaire. Cependant, au fur et à mesure, elle prend de l'ampleur et permet d'aborder la question de la condition de la femme dans cette société masculine et patriarcale. Elle décide d'aller contre son destin de femme soumise, refuse l'injustice et tente d'agir à sa façon, et ce malgré la désapprobation de son père. De même, son choix douloureux dans le cadre du triangle Marian / Guy / Robin donne lieu à une des meilleures scènes de la série et les implications de cette histoire s'avèrent passionnantes.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://youpiercemysoul.hautetfort.com/media/02/02/d16678b4a96b250cefd9a1048155c2b3.jpg&quot; id=&quot;media-495713&quot; alt=&quot;d16678b4a96b250cefd9a1048155c2b3.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-495713&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Guy, c'est sans doute le personnage le plus intéressant en définitive. Autant le dire tout de suite, si je suis venu à cette série, c'est pour Richard Armitage que j'avais très envie de découvrir dans un rôle à mille lieux de son interprétation de John Thornton dans &lt;i&gt;North and South&lt;/i&gt;. Guy of Gisborne est sans doute le personnage le plus complexe de la série. Noble sans terre ni domaine, il acquiert celui de Robin du fait de l'absence puis du passage de celui-ci dans l'illégalité. Bras-droit du shérif, sa position apparaît en fait assez précaire et difficile. Méchant, parfois cruel, mais aussi touchant et blessé, on le sent souvent sincèrement épris de Marian.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Quant à Nottingham, le trait pourrait sans doute être considéré comme trop grossi, voire caricatural. Mais, force est de constater que sa cruauté mégalomaniaque, ses répliques acerbes participent grandement à l'intérêt de la série.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Enfin, notons l'intérêt des personnages plus &quot;secondaires&quot;, les outlaws qui constituent la bande de Robin, parmi lesquels Much et Djaq, femme déguisée en homme et esclave musulmane délivrée par Robin lors d'un épisode.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En définitive, cette mini-série de la BBC tient toutes ses promesses en nous proposant un divertissement enlevé, spectaculaire et sans prétention. Se complexifiant au fur et à mesure, les personnages et les intrigues gagnent par ailleurs en intérêt. A noter qu'une seconde saison de 13 épisodes est actuellement en cours de tournage.&lt;/p&gt;
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